vendredi 14 mars 2014

Me Bourayou flingue Amar Ghoul et affirme que Bouteflika est "impotent"

L’avocat Khaled Bourayou, un des ténors du barreau d’Alger, estime que le président est "impotent", et ne peut diriger le pays. Quant à Abdelmoumène Khalifa, il a choisi de négocier, mais "il se leurre". 

L’avocat Khaled Bourayou est tranché. Le président Abdelaziz Bouteflika est "impotent", et son état de santé ne lui permet pas d’exercer la charge "exigeante" de président de la république. Intervenant dans le débat sur la candidature du chef de l’Etat pour un quatrième mandat, Me Bourayoua établit, sur Radio M, "une différence entre le droit à la candidature et la recevabilité de la candidature".
Pour l’avocat, "il faut que le conseil constitutionnel joue son rôle". Il rappelle que "les affaires de l’Etat sont extrêmement exigeantes" au plan physique, et qu’on "ne peut pas faire campagne par défaut, par substitution». Interrogé pour savoir si, de son point de vue, «les capacités mentales du président Bouteflika sont atteintes, il répond, tranché : "absolument". Pour lui, "le président est amoindri, impotent". Il déplore aussi que la candidature du chef de l’Etat soit entourée de "mensonges". Il répète plusieurs fois ce mot, et dénonce "le mensonge, l’imposture, qui devient une règle de gestion du système».
Selon lui, la dérive a pris un tournant marqué en 2008. "L’acte majeur, c’est la violation de la constitution", avec l’amendement de 2008, qui "supprime les deux mandats" pour permettre au président Bouteflika de briguer un troisième mandat. "La substance de cette révision" pose problème, c’est une "dérive extrêmement grave" en matière de "libertés et des droits", dit-il.

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