lundi 31 mars 2014

 


 le dernier train

L’histoire qu’a traversée la Kabylie regorge d’enseignements qui devront nous servir de leçons, des leçons qui nous aideront certainement à corriger les déficiences  et les bourdes  qui nous empêchent de voir plus loin qu’aujourd’hui. Nous avons vu à travers cette histoire millénaire, voire plusieurs fois millénaire, le sort et le cout exorbitant  des vies humaines et de perte matériels que nous ont couté ces bourdes.
Le  vouloir aider les autres, parce que notre humanisme est dénudé d’égoïsme, la force  du vouloir le bien pour les autres avant les nôtres, et servir les autres avant les nôtres, ont fait de nous, dans ce bas monde, là où, pour se faire une place, il faut user de force , de malice et de ruse et surtout  de violence, un peuple colonisable. Il est parfaitement légitime de se demander aujourd’hui « pourquoi sommes-nous ainsi  et pas autrement ? » c’est-à-dire, un peuple colonisateur.
L’histoire nous enseigne  aussi que nous tombons toujours dans les mêmes erreurs et le même piège « nous aidons les autres à se libérer et nous oublions que nous sommes sous leurs chaines et bottes » je ne sais si c’est de la nativité ou bien c’est l’excès d’amour que nous  portons pour nos terres.  J’aimerai bien le comprendre un jour.
Combien de trains du changement, combien de vents du changement se sont présentés à nous sans pouvoir  saisir ces opportunités ?
Le train 1954, celui de 1963, sans oublier celui de 1980 et 2001, nous les avons tous raté  parce qu’on oublie et on ne prend pas au sérieux les avertissements et les appels de notre destin. Le dernier  train va bientôt  se présenter à la gare ça sera le dernier, soit on monte pour aller vers d’autres horizons plus prospèrent, soit on le rate pour sombrer dans la marge de l’oubli et de l’histoire.       

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