le dernier train
L’histoire qu’a traversée la Kabylie regorge d’enseignements qui devront nous servir de leçons, des leçons qui nous aideront certainement à corriger les déficiences et les bourdes qui nous empêchent de voir plus loin qu’aujourd’hui. Nous avons vu à travers cette histoire millénaire, voire plusieurs fois millénaire, le sort et le cout exorbitant des vies humaines et de perte matériels que nous ont couté ces bourdes.
Le vouloir aider les
autres, parce que notre humanisme est dénudé d’égoïsme, la force du vouloir le bien pour les autres avant les nôtres,
et servir les autres avant les nôtres, ont fait de nous, dans ce bas monde, là où,
pour se faire une place, il faut user de force , de malice et de ruse et surtout
de violence, un peuple colonisable. Il est
parfaitement légitime de se demander aujourd’hui « pourquoi sommes-nous
ainsi et pas autrement ? » c’est-à-dire,
un peuple colonisateur.
L’histoire nous enseigne aussi que nous tombons toujours dans les mêmes
erreurs et le même piège « nous aidons les autres à se libérer et nous
oublions que nous sommes sous leurs chaines et bottes » je ne sais si c’est
de la nativité ou bien c’est l’excès d’amour que nous portons pour nos terres. J’aimerai bien le comprendre un jour.
Combien de trains du changement, combien de vents du
changement se sont présentés à nous sans pouvoir saisir ces opportunités ?
Le train 1954, celui de 1963, sans oublier celui de 1980 et
2001, nous les avons tous raté parce qu’on
oublie et on ne prend pas au sérieux les avertissements et les appels de notre
destin. Le dernier train va bientôt se présenter à la gare ça sera le dernier,
soit on monte pour aller vers d’autres horizons plus prospèrent, soit on le
rate pour sombrer dans la marge de l’oubli et de l’histoire.

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